Aujourd’hui dans la catégorie « j’ai testé pour vous » : le système de santé australien! (mais si, c’est intéressant, rhoo). Il se trouve qu’après avoir failli m’étouffer dans mon sommeil à force de tousser, j’ai en effet décidé d’aller rendre une petite visite aux médecins de l’UTS. Parce que oui, l’université a son propre Health Service, ce qui a pour principal avantage la gratuité des soins prodigués aux étudiants et au staff de la fac, enfin quand je dis « gratuité » j’entends par là qu’ils s’arrangent directement avec Medicare (pour les Australiens) ou Medibank (pour les pauvres petits étrangers comme moi-même) pour se faire payer. En revanche, quand on n’a pas le privilège de pouvoir se réclamer membre officiel de l’UTS, il faut banquer… et plus on passe de temps en consultation, plus l’addition est salée! 20$ pour moins de cinq minutes, 45$ de cinq à vingt minutes, etc… Donc en fait il faut bien avoir préparé son speech avant d’aller à son rendez-vous, ou mieux encore, avoir carrément fait le diagnostic soi-même et seulement venir quémander une ordonnance histoire de ne pas faire perdre son temps au doc'!^^ En parlant de médecin, il semblerait que comme dans de nombreux domaines scientifiques, la profession soit ici investie par les asiatiques! Enfin, tant qu’on évite la consultation en chinois hein… Au final, on m’a prescrit des antibiotiques pas automatiques mais un peu quand même et, ô miracle, j’ai survécu (!) pour le plus grand plaisir de mon lectorat qui frétillait d’impatience en attendant un nouvel article qui, je l’avoue, a mis un chouïa plus de temps que prévu à voir le jour (mais n’oubliez pas que j’ai failli mourir de la peste bubonique d’une bronchite) (ou autre remarquez, la nature de mon mal n’ayant pas fait l’objet d’un diagnostic particulièrement précis) (en gros, je n’ai jamais su ce que j’avais). Bref, les antibiotiques j’ai bien dû les payer eux, et à ce jour je cherche encore comment me les faire rembourser par mon assurance maladie qui, non contente d’avoir un bureau que j’ai mis trois plombes à trouver (j’avais malencontreusement pris un 644 pour un 944, ce qui est particulièrement embêtant quand la rue s’arrête au numéro 871) (oh ça va hein, on arrête de ricaner, ça peut arriver à tout le monde), semble en plus avoir 3,594,972 clients, dont 90% de Chinois, ce qui rend les files d’attente un tout petit peu longuettes. Sans oublier que quand on prend un ticket pour attendre, les numéros sont appelés dans le désordre le plus total (que voulez-vous, ils jouent sur le suspense) et cela à un rythme extrêmement lent. Tout ça pour dire que je suis partie au bout de vingt minutes et que Medibank me doit toujours 16$. Je regretterais presque la SMEBA tiens…
Toujours dans la catégorie « j’ai testé pour vous » (franchement, qu’est-ce que je ne ferais pas?^^) : trouver un boulot chez les Aussies (succès non garanti)! Soyons clairs, mon credo dans la vie c’est plutôt la France qui se lève tard et qui travaille moins pour gagner plus, mais comme là je suis en Australie et que je n’ai toujours pas gagné au loto (ce qui est regrettable d’ailleurs) (mais c’est peut-être lié au fait que je n’y joue pas, au loto), je me suis dit que j’allais faire plus ou moins mine de m’intéresser au marché de l’emploi local. Et puis en allant à la fac l’autre jour, j’ai vu une affiche sur la vitrine d’un kiosque à journaux qui faisait mention d’un poste d’ « assistant » à pourvoir. J’ai pris mon courage à une main (l’autre étant occupée) et je suis allée me renseigner. Bon, évidemment, je n’étais pas forcément disponible quand ça arrangeait la patronne, mais elle m’a quand même proposé de faire un « essai » le lendemain, ce que j’ai fait… et pour résumer, disons que j’étais un peu larguée! Déjà, la boutique est un bordel monstre (ce dont j’ai horreur^^) et puis entre les transferts d’argent, la vente de tickets de bus, de magazines, la loterie, etc etc… il y a de quoi se taper la tête contre les murs, surtout quand on n’y connaît strictement rien! Bref, n’étant pas la seule candidate, je doute fort que le choix de l’employeur se portera sur ma petite personne, mais, on ne sait jamais, je vais quand même attendre de connaître la décision finale avant de partir chasser le millionnaire (quoique si un millionnaire passe par là et qu’il - ou elle hein, je ne suis pas sectaire - a envie de me sponsoriser, je ne suis pas contre) (ps : les milliardaires sont également les bienvenus).