Mardi 23 Octobre 2007
Back from the Outback!
J'aurais aimé vous dire que si ce blog part légèrement à la dérive faute de mise à jour, c'est parce que j'ai prolongé mes vacances... Malheureusement, la vérité est tout autre: j'ai été dévorée par un crocodile j'ai repris le chemin de la fac et figurez-vous qu'on m'oblige à écrire des tonnes d'essais (bon ok, 4) (mais longs) sur des sujets aussi variés que la partition de l'Inde ou l'identité dans un contexte d'apprentissage, franchement c'est idnamissible, vous en conviendrez. Et le pire c'est que ça me bouffe tout mon temps, ou du moins tout le temps que j'aimerais consacrer à autre chose comme par exemple aller à la plage ou chercher des photos de Dan Carter sur internet, des trucs utiles quoi. Mais bon relativisons, dans un peu plus de deux semaines les vacances commencent (ou devrais-je dire les GRANDES vacances, soit plus de trois mois sans cours?), et là j'ai envie de dire: ahahahahahahahah. Voilà, ça c'est fait. Maintenant, venons-en à l'essentiel : mon périple dans le centre de l'Australie! J'ai l'habitude d'écrire de longs romans sur ce blog (et ailleurs aussi soit dit en passant, ce qui explique sans doute que je n'avance à rien dans mon boulot, j'en fais toujours plus que nécessaire... hum, c'est grave docteur?) mais pour une fois je vais essayer de faire dans la concision et l'efficacité en me concentrant sur le visuel 1) parce que j'ai la flemme d'écrire trois pages (dois-je vous rappeler que j'ai 4 essais à écrire? ^^) et 2) parce que le lecteur d'aujourd'hui aime avoir des photos à se mettre sous la dent (ou sous l'oeil, c'est plus pratique pour voir, mais après vous faites comme vous voulez hein) et rechigne devant un texte un peu longuet et quelques jeux de mots obscurs... et oui ma pauvre Lucette, c'est plus ce que c'était! Bref, here it comes, le fabuleux roman-photo de mes vacances!
Je suis donc partie le 24 septembre direction: ALICE SPRINGS! En quittant Sydney, on nous a annoncé qu'il faisait 23° à "Alice", trois heures plus tard quand on a atterri, le thermomètre affichait 36° (les fourbes, ils ont allumé le chauffage ou quoi?)! D'où un léger choc thermique en arrivant au petit-aéroport-du-milieu-de-nulle-part...

J'ai passé une journée à Alice Springs et que dire sinon que ça m'a suffit? ^^ En fait, la ville n'est pas très grande : seulement 26.000 habitants! Une petite demi-heure est suffisante pour faire le tour du centre d'Alice et même fin septembre, soit au tout début du printemps, il fait déjà bon se réfugier à l'intérieur pour profiter de l'air conditionné! De toute façon, il n'y a pas grand chose à voir dans la ville même et autour c'est... comment dire... DESERTIQUE! Alice Springs, comme le reste du Territoire du Nord, se signale tout de même par le grand nombre d'Aborigènes qui y vivent: plus de 25% de la population contre à peine 2% au niveau national!

Alice Springs vu de la ANZAC Hill (ANZAC, encore et toujours!)
Comme j'ai vite fait le tour de cette charmante petite bourgade^^, je suis ensuite allée voir un peu plus loin si l'herbe y est plus verte (mais bon pour ça, il faudrait déjà qu'il y ait de l'herbe). La réponse est non : là-bas l'herbe n'a qu'une seule couleur, le "jaune grillé au soleil"! Faute d'herbe verte, j'ai au moins pu voir quelques formations (plus ou moins) rocheuses de la région : Standley Chasm et Simpsons Gap. Tant que j'y suis, je préfère vous prévenir tout de suite: il y a beaucoup de caillous dans ce récit de vacances donc allergiques s'abstenir! ^^

Standley Chasm (qui faisait/fait (?) aussi office de lieu de cérémonie pour les femmes aborigènes)

Simpsons Gap (ouh de l'eau!!!! miracle!)

Un black footed rock wallaby (autrement dit un wallaby à pieds noirs qui aime bien se cacher dans les rochers!), espèce unique qu'on ne trouve que dans la région d'Alice Springs
Après cette journée passée à Alice et dans les environs, j'ai commencé mon séjour à proprement parler en compagnie de 23 autres personnes, la majorité ayant entre 18 et 30 ans, à une ou deux exceptions près. Beaucoup de japonais, mais pas le moindre petit frenchy à l'horizon! On a pris la route à une heure pas possible (6h! ce qui, reflexion faite, est assez tard quand on pense que pendant le reste du circuit, dormir jusqu'à 5h30 ressemblait presque à une grasse matinée!^^) et hop, direction: Uluru (le gros caillou rouge pour ceux qui n'auraient pas encore capté) à 400km de là. En chemin, on s'est arrêtés dans une ferme un peu spéciale où l'on élève des... chameaux! (l'Australie a la plus grande population de chameaux sauvages au monde depuis qu'ils ont été importés d'Asie et d'Afrique au XIXè siècle). On pouvait faire un tour sur le dos d'une de ces charmantes bestioles, mais déjà que monter sur un cheval je n'aime pas trop, alors là...

Un chamal (à ne pas confondre avec un Chabal^^), des chameaux... (bah oui, c'est comme un coutal, des couteaux, eheh)
Une fois arrivés à notre campement, on a déjeuné avant de s'attaquer à Kata-Tjuta, qu'on appelle aussi The Olgas, mais bon, je parle couramment les quelques 260 langues aborigènes du continent donc autant utiliser le nom authentique de l'endroit plutot que celui donné par les colons britanniques, vous trouvez pas?^^ (d'ailleurs c'est pareil pour Uluru qui fut longtemps appelé Ayers Rock en anglais). Au programme cet après-midi là : rando par 40° (pff, les doigts dans le nez!)...

Ah oui au fait, Kata-Tjuta c'est encore une fois une histoire de gros cailloux^^...

Maman éléphant et son petit (rhooo, un peu d'imagination quand même!)

Kata-Tjuta, en gros, bah c'est ça...
Le soir même, on est allés voir le soleil se coucher sur Uluru acompagnés par quelques centaines de touristes buvant du champagne au milieu de nulle part, rien de plus normal quoi.

Comme j'aime vraiment beaucoup mes lecteurs, je vous offre quatre photos d'Uluru pour le prix d'une! (ma bonté me perdra^^) Ici: Uluru de jour...

Uluru en fin d'après-midi...

Uluru au coucher du soleil (le but de ces photos est de vous montrer le changement de couleur de la bête) (je précise, des fois que...)

Et enfin: Uluru de nuit (avec la lune en prime!)

Mais Uluru ne serait rien sans quelques touristes à l'affût de LA photo qui attirera des lecteurs sur leurs blogs!
Une fois la nuit tombée, on est retournés au camp, on a mangé des marshmallows grillés près du feu et on a dormi dans des swags (pour ceux qui le désiraient en tout cas)! Autrement dit à la belle étoile dans une sorte de sac de couchage avec matelas intégré, compagnon indispensable de tout bushman qui se respecte paraît-il! Ca n'en a pas forcément l'air comme ça mais c'est plutôt confortable, et tant qu'on ne pense pas aux serpents et autres gentilles bebêtes qui pourraient manifester l'envie de passer la nuit à vos côtés (en tout bien tout honneur^^), on peut arriver à dormir! Là où ça coince c'est au niveau de la température, cette dernière ayant la facheuse manie de descendre brutalement quand le soleil a déserté (dans le désert, ahahah). Bref, je n'étais finalement pas mécontente de me lever à 4h30 parce que va-t-en trouver le sommeil quand tu es gelée tiens!

Le camp!

Qui qui veut des marshmallows? :-))

Et voilà les fameux swags!
Après une bonne nuit de sommeil réparatrice (uhuh), on s'est donc levés très tôt pour aller faire le tour d'Uluru et ainsi profiter de la fraicheur matinale. Il est également possible d'escalader Ayers Rock, mais les Aborigènes apprécient moyen qu'on grimpe sur ce lieu sacré, sans compter que 36 personnes ont déjà trouvé la mort en tentant l'expérience (non que ce soit très à pic, mais comme il n'y a pas de harnais, une chute est toujours possible! Et puis la chaleur en a également tué quelques uns...). Tout ça pour dire que je me suis contenté d'une petite marche (enfin "petite"... 9,4 km quand même!) autour du gros caillou rouge.

Le lever du soleil (s'il y a un truc que je ne vois pas tous les jours, c'est bien ça!^^)

Comme ce blog est hyper pédagogique (n'est-ce pas?) et bien je vais vous apprendre quelque chose aujourd'hui: si Uluru est rouge ce n'est pas parce qu'il y a avait une promo sur la peinture de cette couleur à l'époque de sa création (une histoire de tectonique des plaques, mais je ne vais pas m'étendre là dessus, rassurez-vous^^), ni parce que le rouge c'est top fashion, non en fait c'est juste de la rouille! Un peu de fer dans la roche et hop, le tour est joué! D'ailleurs si on frottait Uluru bien fort (bah quoi?), on obtiendrait un gros caillou tout gris! Avouez que ça n'aurait plus la même gueule...

Uluru nous montre ses (enfin "sa") formes! A noter qu'il y a certains endroits sur la carte (en noir) où il est interdit de prendre des photos! En général il s'agit de lieux sacrés, par exemple un coin réservé aux femmes que les hommes n'ont pas le droit de voir, même en photo, donc pour éviter ça, les Aborigènes demandent qu'on ne prenne pas de clichés de ces endroits-là, des fois qu'ils puissent les trouver ensuite, sur internet notamment!

Le chemin jusqu'au sommet pour les plus téméraires (ou les plus irrespectueux, c'est selon...)
Outre la marche autour d'Uluru, on a également eu le droit à une petite "visite guidée" de certains recoins du caillou avec notre guide. Les histoires aborigènes expliquant l'origine de ce lieu paraissent souvent simplistes, mais en fait c'est uniquement parce qu'il s'agit de récits destinés aux enfants, les seuls auxquels on a accès en tant qu''étrangers' (non-aborigènes j'entends^^) et non initiés à la culture locale.

La waiting cave où les jeunes aborigènes apprenaient la patience... (tout un programme^^)

Un endroit à l'ombre = un endroit pour parquer les vieux! (si si, c'est vrai! Quand ils n'étaient plus à même de partir à la chasse ou à la recherche d'eau et de nourriture, les anciens restaient là avec les enfants et leur servaient de professeurs)
En quittant Uluru pour Kings Canyon à quelques 400km de là, on s'est arrêtés près de Mount Conner (Attila pour les Aborigènes), aussi connu sous le nom de "Fooluru" (to fool=duper quelqu'un) pour la simple et bonne raison que plus d'un touriste s'est fait avoir et a pris Mount Conner pour Uluru! Les deux formations rocheuses se trouvant dans la même région et présentant quelques ressemblances, il est en effet possible de confondre...

Mount Conner

De l'autre côté de la route, on trouve l'un des plus grands lacs salés d'Australie, le problème c'est que toute l'eau s'est évaporée donc ce n'est ni plus ni moins qu'une immense étendue de sel qu'on a devant soi!

Dans le coin, le sable est rouge...

... et le paysage pas très varié!
Pour le dernier jour de ce périple au milieu de nulle part, on a visité Kings Canyon qui, comme son nom l'indique, est un canyon (ooh, dites moi pas qu'c'est pas vrai?). A 7h du mat' on était déjà en train d'escalader Heart Attack Hill (heart attack= crise cardiaque), ça rassure vachement comme nom, hein?!^^ Et bien au final, je n'ai pas trouvé ça bien difficile, c'est très à pic comme montée certes, mais c'est aussi relativement court et situé juste au début du parcours (ça aide bien, il faut dire^^). La rando a duré trois heures, mais là encore rien de trop fatiguant étant donné qu'on s'arrêtait régulièrement pour écouter Marchie (notre guide) nous raconter comment fabriquer de bonnes flèches à la manière des Aborigènes et autres conseils particulièrement utiles en ce début de XXIè siècle (je rigole, mais c'était intéressant) (ce qui ne signifie pas pour autant que j'ai tout retenu...^^).

Kings Canyon

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Spinifex Grass! (si ça c'est pas cool comme nom pour une plante...^^)

Le Jardin d'Eden au sein de Kings Canyon

Et s'ils appellent ça le "Jardin d'Eden", c'est aussi parce qu'il y a de l'eau à cet endroit-là (une denrée rare!)

Kings Canyon toujours...

The Lost City ("La Ville Perdue") et ses dômes de pierre, tout près du Canyon
*** Voilà pour les quatre premiers jours de mes vacances... la suite dans un prochain article parce que là ça commence à faire un chouïa long mine de rien (concision et efficacité, tu parles^^)!
Par Delphine, Mardi 23 Octobre 2007 à 15:32 GMT+2 dans Ma rubrique











































